ACCUEIL CONCERTS TV VIDEO JOURNAL BILLETTERIE NEWSLETTER DVD
 

ACCUEIL

 

CONCERTS

   A Paris (et rp)
   En région
   Salles, opéras
   Festivals
 


RESERVEZ VOS PLACES !

 
Festival Chopin à Paris
 
Les Solistes aux Serres d'Auteuil
 
Festival de l'Orangerie de Sceaux
 
Nuits de la Citadelle de Sisteron
 
Chorégies d'Orange / Traviata, Grimaud, Alagna
 
Festival de Radio France et Montpellier / Bellini, Kissin, Depardieu, Berezovski, Ciccolini
 
Musique à l'Empéri
 
Septembre musical de l'Orne
 

Les prochains concerts dans votre ville :
Abbeville
Aix-en-Provence
Alençon
Almenêches
Ancy-le-Franc
Argentan
Argentat
Argoules
Auberive
Aulnay-sous-Bois
Autheuil
Azay-le-Rideau
Bagnoles-de-l'Orne
Bagnols-sur-Cèze
Beaulieu
Beausset
Belfort
Bellancourt
Bellême
Bollène
Boucieu le Roi
Boulbon
Boulouneix
Bourdeilles
Brantôme
Bretenoux
Briançon
Cahors
Callas
Cambrai
Canville-la-Rocque
Carennac
Castelnau
Castelnau-Bretenoux
Catlar
Cavagnac
Cercles
Ceton
Châteaudouble
Châteauneuf-du-Pape
Chazelet
Clermont-Ferrand
Corneilla-de-Conflent
Corravillers
Curemonte
Dijon
Dracy-les-Couches
Echternach
Ecouché
Ergué-Gabéric
Faucogney
Figanières
Finestret
Flers
Fresse
Gonfreville
Gordes
Héricourt
La Chaise-Dieu
La Ferté-Fresnel
La Grave
La Roque d'Anthéron
Labastide-Marnhac
Lachapelle-Auzac
Langres
Le Beausset
Le Cateau-Cambrésis
Le Haras-du-Pin
Le Puy-en-Velay
Le Sap
Lessay
Lignane-Puyricard
Limoges
Long
Lonlay-l'Abbaye
Lorris
Lourmarin
Lure
Luxeuil-les-Bains
Lyon
Manthes
Marcevol
Martel
Mauves
Melisey
Meyssac
Miellin
Mimet
Molitg-les-Bains
Montal
Montferrat
Montpellier
Mortagne
Mosset
Moustiers-Sainte-Marie
Mulhouse
Narbonne
Neuvy-au-Houlme
Oneux
Orange
Paris
Paussac
Prades
Quimper
Raddon
Reims
Romans
Rue
Saint-Astier
Saint-Riquier
Saint-Sernin-du-Plain
Saint-Valery-sur-Somme
Salon-de-Provence
Sanssat
Sceaux
Sées
Serrières
Servance
Simiane-la-Rotonde
Sisteron
Souillac
St Félicien
St Jean de Muzols
St Pourçain sur Sioule
St-Céré
St-Donat
Ste-Scolasse-sur-Sarthe
St-Martin-de-Crau
St-Maximin-la-Sainte-Baume
St-Peray
St-Riquier
St-Vallier sur Rhône
Tain l'Hermitage
Tonnerre
Tournon
Tulle
Vaison-la-Romaine
Valeuil
Valréas
Vernet-les-Bains
Verneuil en Bourbonnais
Versailles
Verteillac
Vichy
Villefranche-de-Conflent
Vion

Rédacteur en chef : Alain Cochard
Recherchez dans tous les articles depuis 2000 >>   

     

     

14 Juin 2005 - Paris - Compte-rendu - Krystian Zimerman : la poésie d’un perfectionniste


Il existe deux sortes de concerts : ceux qui vous font passer un moment plus ou moins agréable et ceux qui vous bouleversent, qui vous transforment. Krystian Zimerman fait partie de ses musiciens capables de distiller cette magie ineffable, ce souffle divin qui vous connecte d’emblée à la matrice universelle. Oui, quel délice de se trouver là, ce soir du 14 juin 2005 au Théâtre des Champs-Elysées.

Mozart tout d’abord avec sa Sonate en do majeur (KV330). Dans un son chaleureux et toujours suave, Zimerman livre des lignes chantantes et finement ciselées. A chaque phrase son élan, sa couleur, son intention. Dans un esprit proche de la musique de chambre, le pianiste nous fait partager son insatiable travail d’orfèvre. L’économie du geste et de l’articulation souligne un profond souci de précision et de justesse. En intense communion avec son instrument, Zimerman met également à jour l’exquise fragilité de Mozart, sa déroutante simplicité et cet incomparable brin d’humour acidulé. Son piano, digne prolongement de lui-même, il le connaît par cœur et l’entraîne depuis des années sur les scènes du monde entier. Une des raisons, peut-être, de cette alchimie insaisissable entre l’homme et l’instrument.

On change radicalement de ton avec les Valses Nobles et Sentimentales de Ravel. Après un départ percussif et précité à souhait s’enchaîne un carnaval de couleurs et de nuances. La deuxième pièce (« Assez lent ») jouit d’un tempo distendu, presque statique. La technique du pianiste se mue en une danse souple et lascive évitant les attaques brutales au profit d’un contact généreux et charnu. Il n’y a plus alors qu’à se délecter avec Zimerman des harmonisations salées et douces-amères. Un ravissement impressionniste jusqu’à l’Epilogue, qui reprend en toile de fond les principaux thèmes de l’œuvre.

La première partie du récital se conclue par la 4ème Ballade de Chopin. Le début souffre d’un léger manque d’élan, vraisemblablement afin de mener un crescendo dans la passion. Le discours s’étoffe effectivement mais ne parvient pas à émouvoir avant le cataclysme final. L’aurait-on finalement trop entendu cette 4ème Ballade ?

Entièrement consacrée à Chopin, la deuxième partie débute par les Quatre Mazurkas op.24. Le pianiste s’y révèle très direct. Nets, précis et vite expédiés, ces petits bijoux de caractère font office d’amuse-gueules avant la dramatique Sonate en si bémol mineur op.35. Dans le premier mouvement Grave – Doppio movimento, Zimerman conjugue le « brut » et le « lyrique ». De cette partition complètement intégrée, il dégage des pulsions de vie et de mort. Le Scherzo incarne toujours cette dualité, ce combat de forces antagonistes. Puis, après un long silence, le pianiste très concentré entame d’une main gauche profonde et lancinante, les premières mesures de la Marche Funèbre. La plainte enfle, grossit. Elle devient énorme, inévitable. Le crescendo – gigantesque- est mené avec une science minutieuse du son et de la tension. L’épisode en mode majeur fournit un échappatoire providentiel à ce mouvement sombre et obsessionnel. Et là, on ne sait plus ce qui se passe car c’est au-delà des mots et de la musique elle-même. Des larmes se mettent à couler sur votre visage, votre cœur bat en sourdine et vous cessez de respirer. Tant d’humanité et de tendresse au milieu d’un paysage aussi noir, c’est un miracle tout simplement. Nimbée d’une aura salvatrice, le piano de Zimerman nous englobe dans sa bulle. Le temps a cessé de couler. Nous vivons un état de grâce.

Mais revoilà, dans les profondeurs du clavier, le funeste ostinato. Il ne revêt plus sa puissance de tout à l’heure mais au contraire, décline insidieusement, s’efface, jusqu’à devenir imperceptible. Et sous les doigts alertes du pianiste déferle soudainement le Presto final avec ses traits désordonnés et chaotiques. Suivront une ovation fracassante et d’interminables saluts, mais il n’y aura pas de rappels. Parce qu’il n’y a rien à ajouter.

Nicolas Nativel

Théâtre des Champs-Elysées, 14 juin 2005

Les pianistes en DVD

Photo: DR

      LES ACTUALITES DE JUIN 2005   
 

Marseille - Compte-rendu - Le public du Gyptis sous le charme d’un récital inattendu

Bruxelles - Compte-rendu - Dans les secrets de l’ombre. Matthew Jocelyn signe une approche mesurée du chef d’œuvre de R. Strauss

Toulouse - Compte-rendu - Temistocle de Jean-Chrétien Bach renaît !

Paris - Compte-rendu - Résurrection. L’Orphée de Glück selon Pina Bausch ressort des limbes

Paris - Compte-rendu : Scène de crime. Elektra revient à l’opéra de Paris dans une mise en scène qui renouvelle le sujet

Strasbourg - Compte-rendu - Une saisissante Lulu

Paris - Compte-rendu - Krystian Zimerman : la poésie d’un perfectionniste

Nancy - Compte-rendu - Philippe Jaroussky fait Triompher Vivaldi

Metz - Compte-rendu : Les Contes d'Hoffmann, version Choudens 1907

Paris - Compte-rendu - Etape parisienne réussie pour la lecture de référence du Tour d’écrou

Paris - Compte-rendu : Une inconnue dans la maison. Armin Jordan propose une œuvre rare

concertclassic.com © 2007  
Contact - L'équipe - cgv billetterie - Professionels - La newsletter